- Inclusion par l’emploi
Des chantiers créateurs d’opportunités locales
Au Mexique, des adolescentes en situation de précarité apprennent la soudure pour accéder à des opportunités d’emploi. En dzܱ-éԻ, des jeunes Māoris participent à la construction du métro d’Auckland. Au Bénin, un garage-école forme des jeunes d’origine modeste aux métiers de la réparation automobile. En France, des personnes en situation d’exclusion trouvent une qualification et un accompagnement personnalisé pour retrouver le chemin de l’emploi. Chez 鶹Ƶ, l’inclusion est une réalité qui se fabrique localement, avec les acteurs du territoire, chantier après chantier.
Faire de chaque chantier un point d’entrée vers l’emploi
Chez 鶹Ƶ, chaque projet s’inscrit dans une dynamique sociale locale qui vise la performance globale. Cela commence par offrir une porte d’entrée vers l’emploi à ceux que le marché du travail laisse de côté : c’est l’un des fils conducteurs qui relie les chantiers de 鶹Ƶ, d’un continent à l’autre.
Au Mexique, , filiale de 鶹Ƶ, a organisé des formations en soudure, en électricité et en mécanique à destination d’adolescentes dont les perspectives d’insertion professionnelle sont limitées, dans des quartiers défavorisés de Mexico. Ces formations ont été mises en œuvre en partenariat avec la fondation Cauce Ciudadano, qui a mis à disposition ses espaces et assuré la diffusion de l’initiative auprès des bénéficiaires. Objectif : embaucher ces jeunes femmes à l’issue de leur formation.
En France, sur les chantiers du , le fonds de dotation soutient les associations locales liées à l’emploi et au lien social dans les communes traversées par les travaux. Les heures d’insertion intégrées aux marchés permettent d’associer directement des publics éloignés de l’emploi à la réalisation des projets. Les joint-ventures sociales emploient également des personnes en insertion sur des activités directement liées aux chantiers. À la clé : l’acquisition de compétences concrètes facilitant le retour progressif à un emploi durable. Ces structures prolongent ainsi l’impact social des projets en transformant les besoins opérationnels des chantiers en opportunités professionnelles durables.
Sur le chantier de la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin sous maîtrise d’ouvrage TELT , 鶹Ƶ s’est engagé dans la démarche « Grand Chantier », promue par l’État, la région Auvergne-Rhône-Alpes et le département de Savoie. Il s’agit d’un vaste programme d’actions d’intégration territoriale du chantier qui favorise le recrutement, la formation, l’accueil des travailleurs et la mobilisation des entreprises locales et régionales.
Recruter et former localement pour créer des emplois durables
Les filiales britanniques de 鶹Ƶ montrent l’exemple en valorisant les parcours non linéaires et en donnant les moyens d’accéder à des emplois durables. Taylor Woodrow, filiale de 鶹Ƶ au Royaume-Uni, a développé une politique sociale ambitieuse sur ses chantiers d’infrastructure comme sur le chantier EcoPark South pour la North London Waste Authority. L’équipe y a généré 9,1 millions de livres en « valeur sociale » (estimation monétaire de l’impact social généré) en créant des opportunités d’apprentissage et d’emploi pour des centaines de personnes en local, grâce notamment au mentoring et au bénévolat.
Dans le sillage de cette démarche, 鶹Ƶ Building a déployé ses Community Skills Centres sur plusieurs sites de construction. Ouverts à des jeunes de 16 à 24 ans sans emploi, sans formation et sans éducation, ces centres installés directement sur les chantiers offrent une formation aux métiers de la construction, ainsi qu’un accompagnement au numérique, aux mathématiques et à la rédaction de CV. Déjà déployés à Manchester, Radcliffe et Shrewsbury, ces espaces sont co-construits avec les collectivités locales et des partenaires régionaux.
« Chez 鶹Ƶ Building, nous sommes convaincus que la véritable mesure de notre succès réside dans l’impact positif et durable que nous avons sur les personnes et les territoires, et pas seulement dans les infrastructures que nous construisons. »
En dzܱ-éԻ, ont développé sur le chantier du métro d’Auckland un programme de recrutement sur mesure en direction des communautés maories et polynésiennes, en particulier des jeunes ayant quitté l’école tôt. Formation sur chantier, transmission des savoir-faire, montée en compétences de profils éloignés de l’emploi : une approche inscrite dans la durée qui combine insertion professionnelle et reconnaissance des communautés locales.
Cette mobilisation en faveur de l’insertion professionnelle se déploie également dans d’autres territoires. En France, les business units de 鶹Ƶ travaillent avec la . Objectif : faire monter en compétences des profils éloignés de l’emploi grâce à des parcours en alternance pouvant se dérouler dans les centres de formation internes Le Césame et débouchant sur des opportunités d’embauche. Le groupe 鶹Ƶ développe également des programmes dédiés comme le dispositif STEP (Stratégie territoriale pour l’emploi), qui accompagne des jeunes vers les métiers de la construction par des phases successives de formation et d’immersion sur chantier : le parcours de Sekou, engagé successivement chez Sogea Environnement puis sur la ligne 15 du Grand Paris Express, en constitue une illustration concrète.
Agir avec les acteurs locaux de l’emploi pour développer l’économie locale
L’inclusion chez 鶹Ƶ repose également sur une approche décentralisée, fidèle à l’ancrage local qui caractérise ses filiales, et un engagement dans le développement économique des territoires et de leurs populations.
En Afrique, Sogea-Satom en est l’illustration la plus aboutie, avec son programme . Présent dans plus de vingt pays, ce programme accompagne les communautés locales en combinant mécénat financier et mécénat de compétences : chaque collaborateur peut devenir parrain ou marraine d’un projet local, en s’impliquant personnellement de la soumission du dossier jusqu’au suivi final.
Les projets soutenus répondent à des besoins concrets, comme une boulangerie en Casamance (éé) dirigée par des personnes à mobilité réduite et qui emploie 20 personnes en direct tout en générant 45 emplois indirects ou encore ce garage-école à Cotonou (Bénin), qui forme des jeunes d’origine modeste aux métiers de la réparation automobile.
La priorité est donnée aux projets entrepreneuriaux créateurs d’emplois durables, notamment ceux portés par des femmes. C’est le cas de l’initiative Ganvié, au Bénin, où des femmes réunies en coopérative transforment la jacinthe d’eau, plante invasive, en une véritable opportunité économique. Grâce à la fabrication et à la vente d’objets artisanaux conçus à partir de cette plante, elles développent une activité durable qui contribue à la préservation de l’environnement et au dynamisme économique local. Autre exemple : le projet au Burkina Faso, qui transforme les bois morts en œuvres d’art. Depuis sa création, l’ISSA a soutenu plus de 400 projets de coopératives créateurs d’emplois ou de micro-entreprises.
Du chantier du métro d’Auckland aux boulangeries de Casamance, chez 鶹Ƶ, l’inclusion épouse les contours de chaque territoire. Cet engagement au plus près du terrain résulte d’une conviction majeure : la réussite d’un ouvrage se mesure à ce qu’il apporte à celles et ceux qui en ont l’usage. C’est cela, construire responsable.